La Fédération Interprofessionnelle Marocaine de la Filière Biologique : Diner débat sur la problématique du Bio au Maroc




La FIMABIO, Fédération Interprofessionnelle Marocaine de la Filière Biologique, crée tout juste il y a un an, a organisé un diner-débat à Casablanca pour exposer la problématique du Bio au Maroc.

D’emblée la question posée était : est-ce une mode de l’alimentation des nantis ou bien une nécessité pour préserver la planète et la santé de ses habitants ? Mais aussi est-ce-que le Bio peut nourrir la planète ?  La réponse à cette dernière question semblerait être « oui »
La soirée était animée par  les chevaliers présents de la Fimabio  : Jalal CHARAF, vice président de la communication de la fédération, Mr Moulay Idriss JAMILI pour l’association de producteurs l’ANAPROBIO, Abdelhamid ABOULKASSIM pour l’association de valorisation : VALBIO et des membres de l’association de distribution et d’exportation ANADEXBIO

Elle s’est déroulée en présence de nombreux journalistes, de Fettouma BENABDENBI DJERRARI la pionnière de Terre Humanisme et de l’agro-écologie, et de Yassir MEDKOURI, le roi de la spiruline ….

On y a appris que la première définition du bio a eu lieu en Allemagne en 1924, que la Tunisie a son organisme de certification bio depuis 2009 et exporte bio.

Et qu’en 2017 le Maroc n’a toujours pas ses décrets d’application, et donc pas de certification nationale, obligeant les producteurs Bio à se faire certifier en Europe en payant cher.

On a appris au passage que les tomates marocaines sont valorisées en Espagne pour être vendues 10 fois plus cher en Europe.

Le BIO a ses règles strictes et ses normes. Mr CHARRAF a évoqué les confusions qui existent entre Bio et « Beldi »,  « Hor » (pur),  fermier, agriculture raisonnée …

Mme  Fettouma BENABDENBI est intervenue pour demander de ne pas trop chicaner sur les normes avec les petits agriculteurs, qui font du bio parce qu’ils n’ont pas les moyens d’acheter les produits chimiques et pesticides.   Elle a vanté les avantages de l’option BIO, pour la création des emplois jeunes, l’inversion des mouvements d’exode rurale, la bonne gestion de la ressource hydrique et le rôle que peut jouer le Maroc en Afrique. Ce continent qui est caractérisé par un potentiel considérable de terres cultivables, et souffre de l’insécurité alimentaire, ne peut que bénéficier du BIO et de l’agro-écologie.

Par contre nous n’avons pas compris la nécessité, à travers le monde entier d’ailleurs, de bénéficier de subventions des Etats pour certifier et produire du Bio, alors qu’il est censé rapporter gros.  A qui donc profite le circuit BIO ?

Pour la petite histoire, dans les coulisses s’est déroulée une crise d’hystérie de la journaliste de TéléMaroc après qu’on l’ait priée de parler moins fort au téléphone pendant la conférence.

Bref, à la vue des discours passionnés des protagonistes du bio, il y a à parier qu’ils nous ferons gagner ce combat et nos nombreuses années de retard.
 

Pr Aziza BENKIRANE Anesthésiste réanimatrice
Ecrivaine , Scénariste et Réalisatrice , iza.benkirane@gmail.com   

 Lire de l'auteur  : « Choucrane  », « Lihoudi  » et prochainement « Les Mystères de Dar Bouazza »



        




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