Le 45 éme président des USA Donald Trump ne sera pas un président 2.0




Une fois à la Maison Blanche franchi, l’homme d’affaires a une priorité en tête : régler le compte à deux barons de l’univers tech américain. Tout d'abord, le dossier Tim Cook. Donald Trump cherche à obliger le patron d’Apple à rapatrier la production de ses produits sur le sol américain. “Je vais forcer Apple à arrêter de fabriquer ses iPhone et ordinateurs en Chine”, avait-il déclaré en avril 2016. Personne ne sait encore comment il va s'y prendre.

Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon, est également dans son collimateur. Le roi de la vente en ligne a un défaut majeur aux yeux de Donald Trump : il est aussi le propriétaire du Washington Post, qui a pris fait et cause pour Hillary Clinton. Jeff Bezos “l’a acquis pour gagner en influence politique”, a estimé le milliardaire. Il juge aussi que ce rachat était motivé par des considérations fiscales pour permettre à Amazon “d’échapper à des taxes”. Une fois à la Maison Blanche, Donald Trump fait ouvrir une enquête sur Amazon à ce sujet. Mais Jeff Bezos n’est pas pris en traître, puisque Donald Trump avait martelé : Amazon "aura des problèmes, oh tellement de problèmes quand je serai président !”.


C’est, en fait, toute la Silicon Valley qui craint la présidence Trump.

L’homme d’affaires ne vise pas directement le secteur technologique mais l’une de ses priorités – lutter contre l’immigration – ne fait pas les affaires de l’écosystème tech. La quasi-totalité des dirigeants de start-up ou de groupes tech militent pour faciliter l’entrée sur le territoire des immigrés, afin d’assouvir leurs besoins en main d’œuvre. Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook, a même lancé en 2014 une plateforme de lobbying, baptisée Fwd.us (Forward USA, pour "En avant, les États-Unis") qui soutient une réforme simplifiant les formalités administratives à accomplir par les immigrés.

Donald Trump se montre beaucoup plus compréhensif avec les grands opérateurs telecom, comme Verizon ou AT&T. Il fait sien leur combat contre le principe de neutralité du Net, qui interdit toute discrimination à l’accès à l’Internet. Il estime que ce principe est une “attaque du président Barack Obama” contre un Internet libre. En l'occurrence, la liberté est surtout celle des grands groupes de contourner la neutralité du Net (payer plus pour avoir un meilleur débit ou un accès à certains services).

Donald Trump s'attelle aussi à instaurer un contrôle beaucoup plus étroit de qui a accès à quoi sur Internet. Il cherche à “fermer certaines parties d’Internet pour empêcher les militants de l’organisation terroriste État islamique (EI) de s’emparer de nos jeunes les plus impressionnables”. Pas facile, mais Donald Trump a un plan : “Mettre les esprits brillants de la Silicon Valley” au travail pour trouver où l’EI se terre dans le cyberespace.

Pour assurer la sécurité des États-Unis, Donald Trump laisse les services de renseignement installer des portes dérobées (programmes pour avoir un accès à distance) dans les produits tech pour mieux surveiller. Il a toujours été du côté des revendications des autorités en la matière. Il avait ainsi appelé à boycotter Apple lorsque le groupe avait refusé d’aider le FBI à contourner la sécurité de l’iPhone pour s’introduire dans le smartphone de l’un des tireurs de San Bernardino.


Source : http://www.france24.com/fr/20161108-trump-clinton-presidentielle-technologie-internet-cyber-programme




        

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