400 finalistes pour la 14è édition de #La Dictée du Maroc 2018




400 finalistes pour la 14è édition de #La Dictée du Maroc 2018

Championnat du Maroc d’orthographe et de langue française 2018 : une dictée semée d’embûches
 
De nombreux passionnés de la langue française se sont donné rendez-vous le samedi 10 mars 2018 à la 14è édition de la dictée du Maroc organisée  au lycée Lyautey, à Casablanca  par l’Union des Conseils de Parents d’Elèves (UCPE), en partenariat avec l’ambassade de France et le ministère de l’Education nationale.
 
En effet, les 400 finalistes répartis en plusieurs catégories : minimes, cadets, juniors et seniors  et préalablement sélectionnés lors de la demi-finale régionale du  10 février 2018, ont planché sur « Un censeur sans frère » (voir texte ci-après).

Il s’agissait de Rachid, un ‘contrôleur de confiseries’ du Sud marocain, ‘juge ès friandises tatillon’ qui ‘se demande à quoi l’anis vert sert’, qui doit veiller ‘aux taux de sucre’ tout en imposant ‘l’étau des recettes traditionnelles’ car ne ‘laisserait pas les mets choir’. Doté d’un ‘embonpoint digne d’un bibendum’, il se réjouit de voir ‘les sous venir’ mais pas aux dépens de ‘l’art des mets et de l’amour du sucre’ et ne se permettrait pas de ‘grappiller’ sur la qualité des ingrédients.

Bref, un personnage fort intéressant dont s’est servi l’auteur, M. Jean-Pierre Colignon, spécialiste de la langue française et maître ès dictées en France, pour truffer son texte ludique de pièges orthographiques, sémantiques et grammaticaux. L’épreuve était également accompagnée d’un QCM servant à départager les éventuels ex æquo.

Les candidats ont dû donc faire preuve de concentration, réflexion et logique  pour éviter toutes les difficultés du texte partagé en 4 catégories correspondant à celles des candidats. C’est ainsi que les trois premiers lauréats de chaque subdivision ont été récompensés par des trophées et cadeaux.
 
Un grand merci donc à M. Colignon pour ce festin orthographique et aussi bien sûr à toutes les personnes qui ont œuvré pour la réussite de cet événement notamment les organisateurs, participants, dicteurs, correcteurs, partenaires, sponsors, et bénévoles.
 
Rendez-vous plus nombreux à la 15è édition inchAllah.
 
Pour l’inscription à la prochaine dictée, contacter l’UCPE : ucpenationale@yahoo.fr
 
S.C

Dictée du Maroc Samedi 10 mars 2018 Dictée de la finale Un censeur sans frère(s) 
 
Fils unique, Rachid, âgé de trente-huit ans, et natif du sud du Maroc, exerce depuis deux lustres la profession de contrôleur des confiseries chez un fabricant renommé, dont il est devenu le gendre et associé… Il assure ce métier  –  y compris tous les samedis matin  –  sans aucun romantisme, avec une rigueur digne d’un censeur de la Rome antique. Il aimerait bien toutefois, quoiqu’il s’agirait, alors, d’adapter une recette provençale, lancer des navettes, car, sinon, il se demande à quoi l’anis vert sert…    Toutes les douceurs, tous les bonbons, toutes les pâtisseries doivent, à ses yeux, répondre à de sévères critères : qu’il s’agisse des couleurs ou des poids respectifs, et des taux du sucre, il impose aux ouvriers confiseurs le carcan, l’étau des recettes traditionnelles, ces recettes  que sa mère lui a enseignées.  Ce n’est pas lui qui laisserait les mets choir faute de respecter scrupuleusement les normes séculaires !
 (Fin cadets.)                                                                                                                                                      Invariablement vêtu d’une blouse bleu outremer, de bottillons aux semelles de crêpe, et non de nu-pieds, et d’une charlotte en tulle,  le tatillon juge ès  friandises pèse, soupèse… et goûte ! Cela n’est pas sans conséquence(s), car ledit Rachid ne pèse plus, à quelque quarante ans, les petits cinquante-trois kilos qu’il a pesé quand il avait vingt ans ! Un petit poids qu’il a cultivé et qui lui eût permis de devenir un crack jockey… Son embonpoint digne d’un bibendum, aujourd’hui, est une réclame ô combien visible pour les savoureuses spécialités du cru !
(Fin juniors.)
Le commerce est très rentable, et Rachid s’est toujours réjoui de voir les sous venir, et d’accroître sa galette grâce aux baklavas et aux cornes de gazelle(s). Toutefois, chez lui, l’art des mets et l’amour du sucre l’ont toujours emporté sur l’esprit de lucre. Alors, jamais il ne grappillera  sur la quantité des amandes et du miel, jamais il ne trichera sur la pureté de l’eau de fleur d’oranger ni sur la qualité de la cannelle en poudre !  Quels que soient les difficultés d’approvisionnement et les éventuels arias avec des fournisseurs, il a promis aux acheteurs, dans un slogan bluffant : « Même si notre labeur n’est pas toujours du gâteau, nous ferons toujours l’impossible pour que jamais vous n’en pâtissiez ! ». 
 
©  Jean-Pierre Colignon, mars 2018
 
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