Affaire Lactalis Maroc : Alerte du ministère


Le nombre de boîtes de lait infantile Picot de Lactalis présentes sur le marché marocain est estimé à 46.000. Ces boîtes ne seront pas réacheminées vers les usines du producteur français. Elles seront plutôt incinérées conformément à la réglementation en vigueur au Maroc.



«Après la contamination par des salmonelles en France de 20 bébés âgés de moins de 6 mois suite à la consommation de laits infantiles fabriqués par le groupe français Lactalis, le ministère a décidé d’arrêter la commercialisation du lait de la marque Picot concerné par ce problème.

Le ministère a ainsi demandé de retirer immédiatement ce lait du marché national et d’arrêter sa distribution. Par précaution, il a été décidé de procéder à un rappel de l'ensemble des produits jusqu’à ce qu’on s’assure de la non contamination de ce lait, sachant qu’aucun cas n’a été déclaré à ce jour dans le royaume», souligne le ministère dans son communiqué datant du 12 décembre.

Destiné au public, ce communiqué a demandé aux citoyens ayant acquis des produits de la marque Picot à s’en défaire et de choisir une autre marque. Pour les parents l’ayant déjà utilisé, une consultation médicale s’impose pour pouvoir réagir à temps contre toute contamination par des salmonelles, provoquant des symptômes comme la diarrhée et la fièvre.

Les autorités sanitaires sont formelles, aucun cas de contamination à la salmonelle, la bactérie incriminée, n’a pas été heureusement enregistré au Maroc. Si tous les pharmaciens seront remboursés par le groupe, via son représentant local, la décision prise par les autorités revêt un caractère préventif et anticipatif.

«Nous ne connaissons pas les causes de cette contamination. Nous avons opté donc pour cette solution afin d’éviter tout risque», nous explique Omar Bouâazza. En amont de cette décision, une série d’événements a poussé la CNPV à réagir «dans la célérité».

Le 2 décembre 2017, Lactalis avait procédé à un rappel de ses lots de produits Picot commercialisés en France. Cette mesure qui n’a pas semblé suffisante aux autorités françaises n’était que le début d’un feuilleton où les médias ont exacerbé les choses. Dans le royaume, un communiqué de Picot Maroc a été envoyé le 6 décembre aux grossistes répartiteurs et affirme que «les formules infantiles Picot, distribuées au Maroc, ne sont pas concernées par l’alerte sanitaire en France».


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