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Santé et Bien Etre

Changer de mode de vie pour inverser le vieillissement cellulaire



Peut-on inverser le vieillissement ?

Une question qui taraude depuis bien longtemps les humains, angoissés par leur finitude. À tel point que de nombreuses équipes de recherche à travers le monde travaillent sur le problème. Pour l'heure, aucune fontaine de jouvence n'a été découverte. Et il est fort probable qu'on ne la trouvera pas de sitôt.



Cependant, les premières étapes de cette vaste quête consistent à caractériser le vieillissement.

Ainsi, on l'explique relativement en détail à l'échelle cellulaire. Dans le noyau se trouve l'ADN, code-barre  du vivant, compressé et aggloméré  sous forme de chromosomes. À l'extrémité de ceux-ci, on remarque de longues séquences répétitives n'ayant aucune fonction directe dans la traduction protéique, appelées télomères.

Il a été constaté qu'au fur et à mesure des divisions cellulaires, ces séquences se raccourcissaient. Si bien qu'à un certain moment, l'ADN  se trouvait exposé aux mutations et aux délétions entraînant diverses pathologies, telles que le rhume, mais aussi et surtout le cancer, les maladies cardiovasculaires, le diabète  ou des démences. Les télomères  jouent donc un rôle protecteur, et leur longueur est un des signes du vieillissement cellulaire. Il a même été montré qu'ils pouvaient être liés à l'espérance de vie.

Des télomères qui gagnent 10 % de leur longueur

Alors, peut-on rallonger ces télomères ?

L'université de Californie à San Francisco (UCSF) propose une solution plutôt conventionnelle : opter pour une hygiène de vie saine. Bien qu'il ne faille  plus démontrer l'importance d'un régime alimentaire diversifié et limité en graisses ainsi que d'une activité physique  régulière pour une bonne santé, l'effet sur l'ADN cellulaire n'avait jusqu'ici pas été montré chez l'humain. Dans The Lancet Oncology, une étude souligne que de telles pratiques sur le long terme se traduisent par un allongement des télomères.


Les télomères, ici schématisés, constituent l'extrémité chromosomique qui ne peut être entièrement dupliquée par l'enzyme chargée de cette fonction. Ceci explique pourquoi peu à peu, ceux-ci ont tendance à se raccourcir avec le temps. Sauf si l’on mène une vie saine. 
Les télomères, ici schématisés, constituent l'extrémité chromosomique qui ne peut être entièrement dupliquée par l'enzyme chargée de cette fonction. Ceci explique pourquoi peu à peu, ceux-ci ont tendance à se raccourcir avec le temps. Sauf si l’on mène une vie saine. 

Etude : Quelque 35 hommes sexagénaires et touchés par un cancer de la prostate  ont été classés en deux groupes.

Dix d'entre eux devaient faire attention à leur mode de vie : au moins 30 minutes de marche six jours par semaine, une alimentation surveillée et riche en fruits et légumes, en plus d'une heure quotidienne de lutte contre le stress  par des techniques de yoga et de relaxation. Le tout cumulé à un suivi social et médical important.

Les 25 restants n'étaient pas soumis à cette rigueur.

Évidemment, les télomères ont été mesurés avant le début de cette étude, et comparés après cinq ans d'un tel mode de vie, dans des globules blancs. Chez l'échantillon témoin, sans surprise, les séquences protectrices des chromosomes étaient en moyenne 3 % plus courtes. À l'inverse, les hommes ayant changé d'hygiène de vie ont vu leurs télomères gagner 10 % de leur longueur. L'effet était d'autant plus important que le régime était suivi drastiquement. Une inversion du vieillissement cellulaire  ?

L’hygiène de vie modifie les cellules en profondeur

Il est encore trop tôt pour tirer des conclusions, de l'aveu même de Dean Ornish, l'un des auteurs.

D'abord parce qu'il faut répliquer cette étude sur un échantillon bien plus important et plus représentatif, pour vérifier la généralisation de cette découverte. Ensuite, on ignore encore précisément les effets d'un allongement des télomères  chez l'Homme. Même si dans ce cadre, on a toutes les raisons de penser qu'il est bénéfique, puisqu'associé à des pratiques saines permettant de lutter contre des maladies. 

Pour l'instant, on peut juste supposer que l'activité physique  conjuguée à une alimentation équilibrée  rallonge l'espérance de vie. Ce qui n'a absolument rien de révolutionnaire. Mais désormais, on observe les changements à l'échelle cellulaire.

Bien que ces hommes aient tous été atteints d'un cancer, les chercheurs pensent que de tels résultats seraient extrapolables à l'ensemble de la population s'ils venaient à se confirmer.

Cependant, difficile de croire qu'un maintien permanent d'une bonne hygiène de vie nous permettrait de préserver éternellement notre jeunesse, voire d'imaginer un retour en arrière à l'image de Benjamin Button, personnage fictif dans le film retraçant son étrange histoire. La route est encore longue.





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