Demain, piratage de votre mémoire !


A l’occasion d’une conférence organisée par Kaspersky Labs à Barcelone, Laurie Pycroft, chercheur à l’université d’Oxford dans le domaine de la neurochirurgie, explique que la modification de la mémoire est une technologie qui pourrait exister dans quelques dizaines d’années. Elle pourrait s’appuyer sur une évolution de la stimulation cérébrale profonde (Deep Brain Stimulation, DBS).



En continuant sur cette lancée, il serait possible, d’ici à 2020, d’enregistrer les signaux cérébraux qui constituent les souvenirs, de les compléter ou de les réécrire, puis de les réinstaller dans le cerveau. Les premières prothèses de mémoire apparaîtraient selon notre chercheur vers 2030 et, si tout va bien, en 2040 nous pourrions avoir une maîtrise complète de la mémoire dans notre cerveau. « Ce n’est pas de la science-fiction. C’est quelque chose qui est en train d’arriver », souligne Laurie Pycroft, face aux regards incrédules.

Une telle technologie ouvrirait le champ à d’impressionnantes nouvelles applications. Les parents pourraient léguer des souvenirs à leurs enfants. En partageant des expériences, on pourrait susciter l’empathie et mieux résoudre certains conflits. Le secteur du divertissement, évidemment, profiterait également de cette avancée.

Mais il y aurait également de gros risques, estime le chercheur. Dans les mains des forces de l’ordre, cette capacité de manipuler la mémoire pourrait se transformer en outil de flicage. Et les régimes dictatoriaux pourraient s’en servir pour opprimer en douceur leurs peuples.






        

Notez

Lu 115 fois




Dans le même sujet sur le Web 


loading...

Inscription à la newsletter

Recherche






Booking.com