FIN DE L’IMPÉRIALISME OCCIDENTAL ?




 Apparemment, la décennie qui vient de s’écouler marque, pour les Occidentaux, la perte de leur leadership. L’omniprésence de l’Occident dans les affaires du monde, est en train de devenir un lointain souvenir. 

  Le calendrier diplomatique n’est plus l’apanage de l’Occident, avec en tête les Etats-Unis d’Amérique. Nous vivons une époque de basculement du leadership d’Occident vers l’Asie.

 L’Iran, la Chine et la Russie se livrent à des manœuvres navales en mer d’Oman. Ce golf persique qui a été jusqu’alors la chasse gardé de la flotte américaine.

 La nouveauté est l’assurance de la Chine qui n’a plus peur de recourir à ses forces armées pour défendre ses intérêts économiques. Elle a ainsi vassaliser le Cambodge et coloniser le Tibet. Par son action diplomatique, son aide économique et la présence de son armée aux frontières, elle tient en laisse la Corée du Nord. Elle a gagné une guerre contre les américains  sans livrer bataille, la mer de Chine méridionale est désormais sienne.

 Il fut un temps où de tels événements stratégiques et militaires eussent été inconcevables sans l’aval de Washington.

  Pendant ce temps là, échec après échec, l’Occident cède la place. Il est fini le temps des expéditions militaires, la guerre d’Irak a été un revers dramatique pour ceux qui prétendaient y apporter la démocratie. La Libye doit son chaos aux Anglais et aux Français appuyés par le bras armé des Etats-Unis, l’OTAN.  L’Afghanistan a été une guerre aux motivations peu claires pour le citoyen lambda, une guerre perdue, quelque soit l’habillage que lui donnera la communication américaine. Il faut y ajouter le printemps arabe, où les Occidentaux ont multiplié les erreurs.

La Russie, à cause de la crise ukrainienne de 2014 a quitté la sphère occidentale à laquelle elle avait pourtant adhéré durant l’ère Eltsine. Il faut espérer qu’elle ne l’aura pas quitté définitivement. La politique agressive des américains à son égard et le suivisme des européens, l’ont jeté dans les bras de la Chine.

 Dans la stratégie géopolitique des États, la démocratie occidentale a montré ses limites face au temps long dont disposent les régimes Russe et Chinois.

  Mais l’Occident est en train de perdre son leadership également dans le monde culturel. L’Écologie, qui a tout d’une nouvelle religion, rebute plus d’un par ses excès et son intolérance. Il semble qu’en Occident, l’Art ne veut plus utiliser que des matières biodégradables. Il s’inscrit ainsi en opposition frontale à toutes les créations de l’Homme par quoi il a voulu marquer son passage ici-bas. 

La nouvelle société qu’on voit poindre en Occident veut des individus sans racines ni attaches. Elle donne l’impression qu’elle veut une existence qui ne doit laisser aucune trace. Le culte de Mère nature veut ignorer ce que notre existence d’aujourd’hui doit à des milliers d’années d’efforts pour remédier aux aléas de cette même nature, pas toujours conciliante avec les besoins humains. Faut-il les croire quand ils déclarent que l’Homme pervertit la Nature par sa seule présence. Ne vont-ils pas trop loin, tous ces apprentis-sorciers ?

  Heureusement pour l’Homme, d’autres peuples moins dépressifs et décidés à marquer de leur sceau leur passage sur terre, sont en train de sortir l’Occident du grand jeu planétaire.

  On peut se demander si la décennie 2020-2029 va porter le coup de grâce à la prééminence des nations d’Occident.




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