Il faut raison garder




Depuis que des femmes ont osé dénoncer la conduite obsessionnelle sexiste d’un monument du milieu hollywoodien, on ne compte plus le nombre de femmes victimes des assauts machistes.
 

Chaque jour, une ‘célébrité’ est mise au pilori, sous les applaudissements des associations féminines. On finit par se demander si certaines femmes, encore silencieuses, ne se sentent pas frustrées par ce manque de considération sexuelle à leur égard.
 

Je savais que certains matamores n’hésitaient pas à allier la force de leurs muscles à celle de leur conviction, pour obtenir ce que les sentiments de ces belles leur refusaient.  Mais, constater que tous les milieux sont concernés, à tous les niveaux, m’interpelle.
 

La lutte contre le harcèlement sexuel est devenue une ‘cause nationale’. Les hommes, penauds, vont bientôt raser les murs, de peur qu’un compliment ne soit considéré comme une tentative de viol.
 

Une main posée sur la cuisse d’une belle journaliste, lors d’un repas officiel, justifie-t-elle, quinze ans après, la démission de ses ‘hautes fonctions’ de ce ‘millepattes’ ?
 

Aujourd’hui, on culpabilise, si dans une vie antérieure, on a raconté fleurette, avec insistance, à une belle rétive à nos avances.
 

Après la guerre, la deuxième guerre mondiale, la libération des mœurs faisait que les genres se mélangeaient sans trop de résistance de part et d’autre. Les choses se concluaient dans une jolie garçonnière, plutôt qu’au commissariat du quartier.
 

Hier, les Don juan et Casanova faisaient sourire quand ils ne forçaient pas l’admiration d’autres hommes envieux et parfois de femmes admiratives. Aujourd’hui, c’est au tribunal qu’on traine ces suborneurs et chatouilleurs de voûtes plantaires.
 

L’envie de tout pénaliser est devenue insatiable, toute distinction entre le séducteur maladroit et l’agression physique est abolie. Le dragueur éconduit devient un harceleur qu’il faut punir.
 

Doit-on saluer ou sourire à l’apparition dans le droit français de : « la présomption de non-consentement ».
 

Pour la gente féminine, les hommes ne sont-ils que des porcs ? À quand les hommes harcelés par leur patronne ?
 

Pour avoir effleuré une invitée contre son gré, le principal animateur américain du petit écran, se trouve au chômage. Des ministres, des grands patrons, des parlementaires ont pris la suite de Dominique Strauss Kahn. Les Médias ne sont pas les derniers à participer à la curée.
 

Non, tous les hommes ne sont pas des cochons, tous les hommes ne sont pas des violeurs. Toutes les femmes ne sont pas, non plus, des parangons de vertu.
 

Que celles qui ont été agressées il y a vingt ans et plus continuent à se taire et laissent les victimes d’aujourd’hui demander que justice leur soit rendue.
 

Le moment est peut-être venu de supprimer le devoir conjugal, à la fois motif de divorce si l’on s’y refuse, et déclencheur de procédure, si on exige sa réalisation. De nos jours, le harcèlement, sexuel ou psychologique, ne doit plus être toléré, mais de grâce, que cesse cette chasse à l’homme. Il faut raison garder.

Avec l'aimable autorisation de Mr Gabriel Banon
 



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