L’alcosynth un alcool sans les ravages de l’alcoolisme


Le temps de l’alcool est révolu. Voici venu celui de l’alcool de synthèse, tout aussi désinhibant, mais sans l’effet gueule de bois ni les ravages sur la santé. C’est en tout cas ce qu’affirme David Nutt, médecin et ancien membre du gouvernement britannique, dans le dernier numéro d'Usbek & Rica



Printemps 2050, au comptoir d’un pub londonien. Atmosphère festive, décibels en hausse, le vendredi soir bat son plein. Les clients enchaînent les verres, rient trop fort à des blagues pas terribles, évacuent la pression de la semaine écoulée. L’assistance est euphorique, mais sans excès. Le sol est intact, pas une goutte de pinte renversée, tous tiennent debout sans appui. Le lendemain, le réveil est une formalité. Tête légère, estomac en place, le corps est prêt à remettre ça, et l’âme n’est pas en peine. Elle était franchement réussie cette soirée à tourner à l’ « alcosynth ».

Ce scénario, c’est celui que nous promet un Anglais, professeur de neuropsychopharmacologie à l’Imperial College de Londres. David Nutt, 66 ans, travaille depuis dix ans à la concoction d’une alternative à l’alcool qui pourrait annuler ses conséquences sur la santé, de l’anecdotique gueule de bois aux comas éthyliques en passant par les ravages de l’alcoolisme, et ce sans renoncer à la sensation d’ivresse. Après avoir breveté plus de 90 composants chimiques, Nutt assure avoir trouvé le produit miracle : « L’alcosynth vous relaxe, vous rend plus calme mais aussi plus sociable », décrit-il depuis une rame de métro du centre de Londres, les oreillettes branchées sur Skype.





        

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