LE MALAISE FRANÇAIS, UN ENSEIGNEMENT POUR LE MAROC




 Apparemment, c’est l’État-providence qui est à l’origine du « malheur » français.  Dans toutes les enquêtes qui atterrissent sur le bureau des responsables des divers départements concernés, à l’ONU, les Français sont parmi les peuples les plus malheureux et les plus pessimistes des pays développés. C’est un véritable paradoxe, car le niveau de vie moyen par habitant de la France est un des plus élevé, le deuxième des vingt huit pays de l’Union européenne, juste après le Luxembourg.
 

 La France, que certains considèrent le dernier pays marxiste du Monde libre, est le plus égalitaire du monde développé. Ce pays est parmi les dix premiers de l’Union, eu égard à la faiblesse de l’écart entre les plus riches et les plus pauvres.
 

  Contrairement aux slogans syndicaux, aux manifestations, comme celles des « Gilets jaunes », les gouvernements qui se sont succédés, ont toujours veillé à maintenir une dynamique positive du pouvoir d’achat. Sur les dernières soixante années, le revenu brut disponible des ménages n’a connu que trois baisses annuelles. La lutte contre la pauvreté a fait progresser le niveau de vie de 10% des ménages les plus pauvres, de près de 20 % en euros constants. 

La France a le taux le plus faible des ménages pauvres d’Europe, après le Danemark et la République tchèque.

 Contrairement aux déclarations de la Gauche française, les entreprises et les riches sont les plus fortement taxés des pays développés. Il faut noter que 1% des ménages les plus riches paient 25% du total de  l’imposition directe sur le revenu. La France est également le pays qui impose le plus le capital, même après la réforme de l’ISF, en Europe, bien loin des suivants, la Belgique et le Danemark. 

 On doit se poser légitimement la question : Pourquoi les Français se sentent malheureux avec de tels statistiques qui mesurent des faits indiscutables ?

 Comment les français, qui sont les champions du monde de la dépense publique (57% du PIB) et des prélèvements obligatoires (47% du PIB) soient les citoyens les plus insatisfaits de leurs services publics et de leur système social ?

Certains l’expliquent par trop de protection sociale qui finie par tuer cette protection, à tuer l’élan créateur de l’homme, l’innovation créatrice de richesses. Il semble bien qu’une trop grande protection sociale tue la croissance économique, nécessaire au financement de ladite protection. 

  On peut trouver également des réponses dans l’ouvrage « Toujours Plus » de François de Closets, journaliste, écrivain. Ce ‘toujours plus’ serai un mal français et pourrai expliquer cette insatisfaction constante qui en fait un citoyen malheureux.

L’enseignement à tirer pour le modèle économique marocain est de veiller à :

-     ce que le système ne soit pas centré sur la taxation des revenus du travail. En France, elle représente 52% contre 39% dans l’Union européenne.

-     Eviter la colère du Maroc qui travaille.

-     Eviter, dans la mise en place d’un système de redistribution, de pénaliser les classes moyennes.

-     Chercher la mise en place d’un système social progressif et non assurantiel.

-     Eviter que le développement des dépenses sociales ne soit pas fait au détriment des budgets de la sécurité intérieure, la police, la justice et surtout de l’enseignement et la recherche.

   En France, depuis des décennies, les classes moyennes sont massivement taxées, faiblement aidées socialement et de moins en moins bien servies par les administrations.

 Évitons ce futur au Maroc qui travaille, si nous voulons un développement harmonieux, paisible et juste pour le Pays.

 




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