Santé et Bien Etre

La grossesse extra-utérine



Super, Enfin le retard de règles tant attendu. Les 1ers signes sympathiques de grossesses apparaissent, vous êtes toute contente d’être enceinte mais après quelques semaines, vous commencez à saigner, à souffrir et votre médecin vous annonce une grossesse extra utérine. PATATRAS, en plus il faut se faire opérer. Mais qu’est-ce que la GEU au juste et pourquoi est aussi grave et donc important de faire son diagnostic tôt?



La grossesse extra-utérine, comme son nom l’indique, est  une grossesse située en dehors de son emplacement habituel, c’est-à-dire dans la cavité utérine. Elle survient dans 95% dans la trompe, parfois dans le ventre ou même dans le muscle utérin. Comme elle peut se présenter de différentes manières selon sa localisation et selon son évolution,  la GEU est la hantise de tout gynéco qui cherche à l’éliminer devant toute grossesse. On l’appelle la grande simulatrice

Classiquement, elle est diagnostiquée devant des saignements et des douleurs chez une femme enceinte après quelques semaines de retard de regles, et qui donc vient dans un tableau chirurgical.

La femme se savait enceinte, les signes sympathiques de grossesses sont présents, puis elle commence à avoir des petits saignements réguliers, puis quelques douleurs puis la douleur aigue de la rupture de la trompe occasionnant une hémorragie aigue.

Devant une echographie montrant un utérus vide, avec ou sans image de grossesse latéro-utérine, avec ou sans épanchement sanguin, on décide généralement d’opérer par cœlioscopie et l’on découvre l’hématosalpinx, c’est à dire une grosse trompe boursouflée par la grossesse. Le plus souvent le traitement est conservateur c’est à dire que l’on fait que retirer la grossesse et le  trophoblaste (tissu de la grossesse), mais quand la trompe est abimée ou rompue, il faut l’enlever.  

Rarement le tableau est celui d’une hémorragie aigue avant même le retard de règles quand la GEU rompue siège au niveau de la portion intra utérine très fine de la trompe, qu’il faut opérer en urgence. Parfois, il s’agit du tableau d’une fausse couche, mais avec des douleurs et des saignements persistants plusieurs semaines avec une organisation de la GEU derrière l’utérus.

Il peut s’agir de formes pseudo appendiculaires, de formes fébriles, pseudo infectieuse ou même survenant au décours d’une fécondation in vitro (grossesse hétérotopique).dans le doute, on peut toujours faire une cœlioscopie diagnostique. Tout cela pour vous dire que le diagnostic n’est pas toujours évident, et il est parfois difficile de différentier une GEU d’une grossesse normale surtout au début.

Heureusement,  le développement et l’amélioration de la qualité de l’imagerie aide beaucoup au diagnostic qui couplé au dosage de l’hormone de grossesse (Beta HCG) permettent d’appréhender le diagnostic. La positivité des tests de grossesse indique son existence des 10 jours après la fécondation, encore faut-il etre sur de la localisation et de l’évolutivité de cette grossesse. Un taux qui double à deux jours d’intervalles fait dans le même labo signe une bonne évolutivité  et élimine quasiment la GEU.

Un taux qui baisse signe l’arrêt de la grossesse. Un taux qui augmente peu est anormal et évoque, mais ne fait pas le diagnostic. Les nouveaux  échographes notamment par voie vaginale permettent de voir des  5 semaines d’aménorrhée, voire 4 SA (depuis la date des dernières règles) un sac intra-utérin.

Cependant la GEU peut aussi donner une image de pseudo sac intra utérin. C’est pour cela que le diagnostic n’est pas toujours évident et c’est l’évolution du tableau clinique après quelques jours qui permettra le diagnostic. Avec des Bhcg supérieurs à 1500, on doit voir un bébé dans l’utérus sinon ce n’est pas normal.

Cette surveillance précoce de la grossesse va permettre de diagnostiquer tôt les anomalies et donc de proposer parfois des traitements médicaux sans aucune chirurgie si le tableau clinique est encore rassurant et bien sur après avoir éliminé une grossesse normalement évolutive. Tout cela pour conclure sur l’importance des consultations précoces en cas de retard de règles et que votre médecin peut ne pas faire le diagnostic dès le début, non  pas parce qu'il se trompe, mais parce qu’il ne veut pas vous faire courir des investigations stressantes, occasionnant un surcout ou une chirurgie pour rien. Seule l’évolution sur quelques jours voire 1 ou 2 semaines permettra de faire le diagnostic et de proposer un traitement

Dr H. BEN ABBES TAARJI




Notez


Suivez-nous sur Twitter.
Rejoignez-nous sur Facebook.
Inscrivez-vous à la newsletter.
Rejoignez-nous sur instagram.
  •  


Avertissement du portail Le212.info

Les informations de ce portail sont publiées à titre purement informatif et ne peuvent être considérées comme des conseils médicaux personnalisés.

Aucun traitement ne devrait être entrepris en se basant uniquement sur le contenu des différents articles de ce portail qui se veut indicatif et informationnel, et il est fortement recommandé au lecteur de consulter des professionnels de santé dûment homologués auprès des autorités sanitaires pour toute question relative à leur santé et leur bien-être.

L'éditeur n'est pas un fournisseur de soins médicaux homologués.

L'éditeur de ce portail ne pratique à aucun titre la médecine lui-même, ni aucune autre profession thérapeutique, et s'interdit formellement d'entrer dans une relation de praticien de santé vis-à-vis de malades avec ses lecteurs.
Aucune des informations ou de produits mentionnés sur ce site ne sont destinés à diagnostiquer, traiter, atténuer ou guérir une maladie. 

Vous êtes ainsi invités à lire sans modération mais avec responsabilité et discernement.

Le212.info

AILLEURS SUR LE WEB : Contenu sponsorisé




loading...


Booking.com