Le Maroc à l’horizon 2040 Banque Mondiale





Dix ans après le dernier Mémorandum économique pays (MEP) de la Banque mondiale consacré au Maroc, le Mémorandum 2017 intitulé « Le Maroc à l’Horizon 2040 : Investir dans le Capital Immatériel pour Accélérer l’Émergence Économique » documente les avancées économiques et sociales réalisées par le Royaume au cours des dernières décennies et analyse les obstacles que le Maroc doit surmonter pour que le rattrapage économique que connaît actuellement le pays puisse s’amplifier et se transformer en mouvement durable de convergence économique et d’amélioration du bien-être de l’ensemble de la population. Fort de ces avancées, le Maroc a en effet l’ambition légitime d’accélérer son rattrapage économique vers les pays avancés au cours des prochaines décennies et de devenir le premier pays d’Afrique du Nord non producteur de pétrole à rejoindre le club des pays émergents. Pour appréhender les voies possibles d’un tel rattrapage, le Mémorandum établit un diagnostic de la performance économique et sociale du Royaume au cours des 15 dernières années avant de se projeter vers 2040, c’est-à-dire à l’horizon de la prochaine génération, et d’analyser les scénarios économiques qui permettraient de doubler le rythme actuel de convergence de l’économie marocaine vers les pays d’Europe du sud (Espagne, France, Italie, Portugal).

Un scénario vertueux – mais réaliste – suggère que le PIB par habitant du Maroc (en parité de pouvoir d’achat) pourrait atteindre près de 45% de celui d’un pays européen du sud tel que l’Espagne en 2040 alors qu’il n’est que de 22% actuellement.

Le Mémorandum présente ensuite les voies de politiques économiques ainsi que les circonstances en matière d’économie politique qui permettraient de réaliser un tel scénario vertueux de rattrapage économique accéléré. Ce scénario repose sur une augmentation durable de la productivité de l’économie marocaine à travers une plus grande accumulation de capital immatériel ; une notion qui renvoie à la fois à la qualité du capital institutionnel, à la qualité du capital humain et à la qualité du capital social des pays. À ce titre, le Mémorandum a également l’ambition d’offrir des pistes de réflexion à la question soulevée par SM le Roi Mohammed VI lors de son Discours du Trône de juillet 2014 sur la façon dont le capital immatériel pourrait devenir le « critère fondamental dans l’élaboration des politiques publiques afin que tous les Marocains puissent bénéficier des richesses de leur pays ». 



        

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