Mais a-t-on vraiment une crise au Maroc ?


Le patriotisme économique comme mesure de dernier recours Par Mostafa Melgou de analyz.ma



Manifestement, la réponse est oui!

Commençons par l’agrégat le plus significatif, à savoir la balance commerciale. Je ne divulgue pas un secret. En moyenne, nos exportations ne couvrent en valeur nos importations que dans la fourchette 40 à 50% et les perspectives de renverser la tendance relèvent presque de l’impossible.

Le déficit est donc chronique et ne cesse de se creuser chaque année un peu plus, impactant négativement notre balance des paiements.

Pour atténuer le niveau du déficit de la balance des paiement, le Maroc avaient recours par le passé aux IDE, transferts des MRE et des revenus du tourisme (entrant).

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avec_la_crise_actuelle_qui_frappe_l_ue_en_general_et_l_euro_zone.wav Avec la crise actuelle qui frappe l’UE en général et l’Euro zone.wav  (2.91 Mo)


Avec la crise actuelle qui frappe l’UE en général et l’Euro zone, en particulier, ces sources de rééquilibrage qui relèvent de l’hypothétique se sont gravement ressenties aujourd’hui.

La question qui coule de source ne serait-elle pas que notre pays doit revoir la structuration de notre balance commerciale ? Le deuxième registre qui reflète la situation de crise porte sur le déficit budgétaire qui s’est établi à 3,7% en 2018, pour un taux de croissance n’ayant pas dépassé les 2,8%.




Ce déficit ne peut être apuré que par trois leviers :

– Un niveau de croissance décent au moins égal à celui du déficit.
– Le levier de la dette souveraine auprès des institutions financières.
– La planche à billet (la création monétaire). 

Les pronostics de croissance pour 2019 étant de 2,9% – scénario optimiste-, dès l’instant qu’il n’a pas intégré le facteur sécheresse de l’année en cours.

Alors que restera-t-il comme alternative pour le gouvernement ? Ou soit la dette ou soit la planche à billet (avances du trésor) dont personne ne connaît l’encours.

Les deux choix sont aussi mauvais l’un que l’autre.

Ceci étant le dernier recours reste le patriotisme économique qui doit être décliné sous forme d’un code de conduite qui contraint toutes les strates de la société gouvernants et gouvernés, entreprises et particuliers, secteur public et secteur privé, le tout adossé à une grande cure dans les dépenses de fonctionnement d’un Etat surdimensionné.

Source : http://analyz.ma/le-patriotisme-economique-comme-mesure-de-dernier-recours/



Version anglaise par simple traduction automatique non formelle 

 
Economic patriotism as a measure of last resort

But do we really have a crisis in Morocco? 

Obviously, the answer is yes!

Let us start with the most significant aggregate, the trade balance. I don't divulge a secret. On average, our exports only cover our imports in value in the 40-50% range and the prospects of reversing the trend are almost impossible.

The deficit is therefore chronic and continues to widen each year, negatively impacting our balance of payments.
To reduce the level of the balance of payments deficit, Morocco has in the past used FDI, MRE transfers and (incoming) tourism income.

With the current crisis hitting the EU in general and the Eurozone in particular, these hypothetical sources of rebalancing have now been seriously affected.

Wouldn't the obvious question be that our country needs to review the structure of our trade balance? The second register, which reflects the crisis situation, concerns the budget deficit, which stood at 3.7% in 2018, for a growth rate that did not exceed 2.8%.

This deficit can only be cleared by three levers:

- A decent level of growth at least equal to that of the deficit.
- Sovereign debt leverage with financial institutions.
- The banknote printing plate (money creation). 

The growth forecast for 2019 is 2.9% - an optimistic scenario - as long as it does not take into account the drought factor of the current year.

So what will remain as an alternative for the government? Either the debt or the billboard (advances from the treasury) for which no one knows the outstanding amount.

Both choices are equally bad.

This being the last resort, economic patriotism must be declined in the form of a code of conduct that obliges all strata of society, both governing and governed, companies and individuals, the public and private sectors, all backed by a great cure in the operating expenses of an oversized state.
 


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