Organoïdes : mini-organe cultivé en labo


Depuis 2009, les scientifiques arrivent à cultiver des cellules humaines en 3D afin de former des versions miniatures de nos organes : ce sont les organoïdes.



Cultiver des mini-organes, ou organoïdes, en laboratoire, est une prouesse ouvrant de nombreuses perspectives. Améliorer la transplantation d'organes, étudier leur développement et leur fonctionnement ou leur réponse aux médicaments : autant d'applications potentielles en recherche et en médecine. Contrairement aux cultures cellulaires traditionnelles, qui s'étalent en 2D sur des plaques de culture, les organoïdes sont de véritables constructions en 3D, composées des multiples types cellulaires propres à l'organe dont il mime les fonctions.

Des travaux inspirés du développement embryonnaire

Depuis la première description des organoïdes intestinaux en 2009, de nombreux travaux ont permis d'améliorer la méthodologie et d'élargir la gamme des tissus pouvant être cultivés en 3D en laboratoire. En s'inspirant du développement embryonnaire, processus au cours duquel les organes se forment naturellement à partir de cellules souches, les chercheurs ont même pu incorporer des types cellulaires essentiels tels que des cellules vasculaires (vaisseaux sanguins) et neuronales.

En revanche, ces organoïdes ne peuvent pas grandir de plus de quelques millimètres en laboratoire, en raison d'une diffusion insuffisante des facteurs essentiels comme l'oxygène ou les nutriments. Pour les faire croître davantage, il faut alors les greffer à des animaux.

Développées dans les années 2010, ces techniques permettent actuellement d’obtenir des organoïdes de plusieurs organes : intestin, rétine, glandes mammaires, foie, rein, poumon, cerveau, cœur, vaisseaux sanguins ou tissu adipeux ont ainsi pu être reproduits en partie.




        

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