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Santé et Bien Etre

Peur et prescription de la pilule



Beaucoup s’étonnent de la facilité de la prescription de la pilule, qui est souvent bâclée à leur sens par le médecin qui ne prescrit même pas de bilan biologique avant, voire la conseille au téléphone. Est-ce normal ?



La pilule oestroprogestative(COP) est l’un des moyens contraceptifs les plus utilisées, surtout par les jeunes femmes mais aussi parfois par des mamans pour contrôler leur fertilité et réguler leur cycle. Il y a différentes marques et différents dosages, différentes générations de pilules mais toutes contiennent des œstrogènes et des progestatifs. D’emblée, disons que toutes ces pilules ont la même efficacité à condition de ne pas l’oublier. Ce sont ces hormones qui peuvent avoir des effets secondaires, souvent fréquents et mineurs, parfois graves mais heureusement rare.

Voyons ces effets. L’œstrogène (le plus souvent ethynylestradiol ou EE, dérivé de l’œstradiol naturel) a un effet sur différents métabolisme et peut notamment augmenter la glycémie et le taux de graisses dans le sang, faire de la rétention d’eau (prise de poids). Il peut aussi occasionner des nausées, des douleurs à l’estomac, des céphalées  et la liste des autres effets indésirables est longue mais peu fréquente. Mais aussi  il peut augmenter la coagulabilité du sang et augmenter le risque de caillot sanguin (communément appelé phlébite) qui est une complication grave, voire mortelle. Il est aussi incriminé dans la genèse des cancers du sein même si les études scientifiques sont très contradictoires sur l’augmentation des cancers sous COP.

Les progestatifs utilisés sont très nombreux, dérivés de la progestérone naturelle, et définissent les générations de pilule. Leur effets sont essentiellement sur l’endomètre qui tapisse la cavité utérine et dont le développement et la chute menstruelle entraine les règles.

Les progestatifs entrainent une atrophie de l’endomètre, qui peut alors saigner de manière irrégulière, mais agissent aussi en bloquant la commande centrale de l’ovulation. Une autre action mineure réside sur la glaire cervicale qui est rendue impropre au passage des spermatozoïdes. Grace à ce triple verrou contraceptif, les industriels ont pu diminuer les doses d’estrogènes afin de diminuer leurs effets secondaires, tout en permettant de limiter l’effet sur l’endomètre et ainsi permettre un meilleur contrôle du cycle menstruel.

La pilule oestroprogestative en plus de son effet contraceptif a aussi d’autres effets bénéfiques tels la régularité et la diminution du flux menstruel, la diminution des douleurs des règles, des douleurs mammaires, du syndrome prémenstruel, de certaines migraines. Elle permet également de traiter l’acné liée au syndrome des ovaires polykystiques par l’utilisation de progestatifs anti androgènes qui sont en excès dans ce syndrome fréquent. Elle permettrait également de réduire la fréquence des cancers de l’ovaire et du colon.
 Comment peut-on alors la prescrire s'il y a tous ces risques ? Pour ses bénéfices justement, en relativisant ces risques qui peuvent être grave mais au final très rares quand on sélectionne bien les patientes qui ont des contre indications.

La plus fréquente bien sur est le fait de fumer, surtout après 35 ans car la cigarette augmente beaucoup le risque cardio-vasculaire. Bien sur, en cas antécédents de phlébite, de troubles hépatiques ou de cancer hormono dépendant, la pilule est aussi formellement contre indiquée.
Maintenant, quelle pilule choisir ? Il n y en a pas d'idéal, chacune dépendant de votre profil et de votre propre tolérance à celle-ci. Si les pilules à 20 µg sont les moins dosées et donc les moins sujettes au effets secondaires, elles sont celles qui donnent le plus de spotting (taches de sang), c’est à dire de saignement minimes mais incontrôlés qui dérangent. Les pilules à 30 µg sont les plus fréquentes car elles contrôlent bien le cycle mais donnent plus de tension mammaire et de prise de poids. Les pilules à la drospirénone ne font pas de rétention d’eau donc sont réputées ne pas faire grossir, mais leur risque de phlébite est un peu plus important (1/1000 au lieu de 5/10.000), ce qui a crée beaucoup de polémiques. Les pilules avec des progestatifs anti androgéniques sont bien indiquées chez les jeunes filles  acnéiques ou les femmes OPK.


Donc au final comment bien choisir. Laisser votre médecin vous en prescrire une selon votre profil, et après quelques semaines d’utilisation, il pourra éventuellement vous la changer en fonction de votre gène ou la continuer.

A t’on besoin de prescrire des analyses avant de prescrire une pilule ? Selon les recommandations internationales de l’OMS, pas de besoin surtout chez la jeune femme, car pas de raisons que vous soyez hyper lipidique ou diabétique ou porteuse dune anomalie de l'hémostase sans signes particuliers. Donc en général on ne prescrit pas d’analyses sauf si obésité ou antécédents particuliers.

Maintenant on insiste sur l’importance d’un bon interrogatoire à la recherche de facteurs de risques et de contre-indications ainsi que sur l’information en cas de troubles, d’oubli  et la manière de la prendre : les 1ers jours des règles, prise régulière sans oubli, arrêt de 7 j puis reprise. La pilule n’est pas un bonbon que l’on prend quand on compte avoir des rapports et que l’on arrête quand le conjoint n’est pas là.
En cas de contre-indication absolue, il existe aussi des pilules progestatives pures sans œstrogènes qui ont très peu de contre-indications, mais un grand problème, celle du risque d’irrégularité de cycle avec de saignements incontrôlés voir des aménorrhées liées à l’action atrophiante sur l’endomètre.
 L’objet de cet article est de vous rassurer sur la pilule car beaucoup de femmes sont apeurées par ce qu’elles lisent sur internet. Elles ne font attentions qu’aux effets secondaires et aux commentaires des gens insatisfaits. Les gens satisfais sont silencieux. Bien sur qu’il y a des risques mais ces risques sont faibles en valeur absolu.

C’est comme quand vous prenez une voiture : est ce que vous pensez que vous pouvez faire un accident, qui peut être mortel ?

C’est possible mais ca ne vous effraie pas au point d’aller à pied. C’est à peu prés la même chose pou la pilule sauf que les effets secondaires bénins sont plus fréquents et il faut l’essayer pour trouver laquelle vous sied le mieux!! Les effets graves sont rarissimes mais toujours possible. De toutes les façons, la pilule et le stérilet sont les moyens de contraceptions les plus fiables.les autres méthodes tels le préservatif et les méthodes traditionnelles (hsab ou rapports en dehors de période féconde, coït interrompu…) ont un taux d’échec particulièrement important que l’on ne peut conseille que si une grossesse imprévue est bien acceptée.

Si vous êtes jeunes et que vous ne désirez pas de pilule, vous pouvez aussi penser  au stérilet de nullipare, on commence à le faire aussi.

Au final, la pilule reste un moyen de contraception assez sur et relativement bien toléré dont il ne faut pas avoir peur, très utile quand on ne veut pas tomber enceinte et dans des troubles gynécologiques très fréquents, à condition d’avoir une prescription médicale bien conduite auparavant.




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