Quelle diplomatie climatique pour le Maroc ?.


​Dans ce contexte du changement climatique et des risques encourus, comment le Maroc peut-il se positionner pour poursuivre sa dynamique de développement durable et défendre ses intérêts nationaux tout en contribuant aux engagements globaux de réduction des gaz à effet de serre ?



L'Institut Royal des Etudes Stratégiques (IRES) a lancé, bien avant la 21eme conférence mondiale sur le climat à Paris de décembre 2015, une étude intitulée "Quelle diplomatie climatique pour le Maroc ?".

Cette étude s’inscrit dans le cadre du programme de l’IRES sur les relations extérieures du Maroc consacré, entre autres, à l’examen des questions globales à fortes incidences sur le développement du pays. Elle fait suite aux travaux d’études menés par l’institut sur les impacts du changement climatique sur le Maroc, selon une approche écosystémique et sécuritaire.

Ces travaux ont permis de mettre en exergue la nécessité de doter le Maroc d’une bonne gouvernance climatique à même de renforcer l’action diplomatique du pays dans ce domaine. L’étude vise les objectifs suivants :

Etablir un bilan de la diplomatie climatique marocaine en termes de sa contribution au débat international, de l’appropriation par les acteurs concernés des enjeux prioritaires pour le Royaume et de l’efficacité des mécanismes de coopération et de négociations.

Réaliser un benchmark des expériences internationales, réussies dans le domaine de la diplomatie climatique afin d’en tirer les enseignements utiles pour le Maroc.

Définir les axes d’une diplomatie climatique proactive permettant au Maroc de se positionner dans le contexte international de gouvernance climatique et de mieux défendre sa politique climatique lors des prochaines conférences sur le changement climatique.

Aujourd’hui et après plusieurs études engagées depuis les années 1970, la communauté scientifique a établi sans équivoque que la planète est exposée à des changements climatiques majeurs, mettant en péril les équilibres naturelles et socioéconomiques de toutes les régions du monde. Ces déséquilibres sont dus aux émissions de gaz à effet de serre, résultat des intenses activités humaines. En outre, le coût économique d’un réchauffement climatique de 2,5°C qui serait atteint si le processus de développement se poursuivait dans les mêmes conditions, a été évalué entre 0,2% et 2% du PIB selon les régions. 

Consciente des risques encourus, la communauté internationale a convenu d’engager des négociations multilatérales pour apporter la réponse adéquate à ce défi. Le "Sommet de la Terre" de Rio, en 1992, a constitué un tournant dans l’histoire climatique avec l’adoption de la Convention-cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

La convention pose comme objectif de stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre. En 1997, le protocole de Kyoto fixe aux pays industrialisés l'objectif de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre de -5,2 % en 2012. Il est prévu l’adoption d’un nouvel accord à Paris, en décembre 2015, avec l’objectif de limiter l’augmentation de la température de la planète à 2°C, par rapport à l'ère préindustrielle, de manière à éviter que les changements ne deviennent incontrôlables et ne menacent, à terme, l’habitabilité de la planète.

Dans ce contexte du changement climatique et des risques encourus, comment le Maroc peut-il se positionner pour poursuivre sa dynamique de développement durable et défendre ses intérêts nationaux tout en contribuant aux engagements globaux de réduction des gaz à effet de serre ?

Dans cette partie du rapport sur la diplomatie climatique, il est procédé à une revue du processus international des négociations climatiques jusqu'à fin 2014 et à la mise en évidence des meilleures pratiques internationales. 


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