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Santé et Bien Etre

Un peu trop de paracétamol, un peu trop souvent peut vous tuer !





Un peu trop de paracétamol, un peu trop souvent peut vous tuer

Plus grave que les dommages hépatiques et rénaux : la prise répétée de paracétamol, à des doses un peu trop élevées peut tuer, selon une grande étude publiée dans le British Journal of Clinical Pharmacology.
Cette étude a duré 16 ans et a concerné 938 patients admis dans un service de transplantation hépatique pour une atteinte sévère du foie. 450 de ces patients avaient pris plus de 4 g de paracétamol en une seule prise dans la semaine précédente. 161 avaient surconsommé du paracétamol, non pas en une seule dose mais en plus de deux prises surdosées, espacées d’au moins 8 heures, avec au total plus de 4 g de paracétamol en moyenne par jour dans les 7 jours précédents.
Par rapport aux patients ayant pris une seule surdose, ceux ayant consommé chaque jour un peu trop de paracétamol avaient plus de risques de mourir, d’être placés sous dialyse, et d’encéphalopathie hépatique. Près de 60 % de ces patients prenaient des doses élevées de paracétamol contre la douleur.

Les signes et symptômes d’une intoxication au paracétamol

La plupart des personnes en surdose de paracétamol ne présentent aucun signe au début car les symptômes de la toxicité n’apparaissent que 24 à 48 h après la prise d’une dose trop élevée. Les surdoses de paracétamol en une seule ingestion, entraînant des problèmes hépatiques sévères sont :

7,5-10 g pour les adultes (normalement un adulte ne doit pas dépasser 4 g par jour en 4 prises)
150-200 mg/kg pour les enfants de 1 à 6 ans.

L’intoxication au paracétamol suit en général 4 phases qui peuvent varier, selon le degré d’hépatotoxicité :

Phase 1, ½ h à 24 h après l’ingestion : pas de symptômes ou malaise général, pâleur, nausée, diarrhée, absence d’appétit.
Phase 2, 18-72 h après ingestion : douleurs abdominales dans le haut du ventre, nausées, vomissements, tachycardie, hypotension…
Phase 3, hépatique, 72-96 h après ingestion : douleurs abdominales dans le haut du ventre, nausées, vomissements toujours + jaunisse, hypoglycémie, lésions hépatiques, voire dans les cas les plus graves insuffisance rénale ou défaillance de tous les organes conduisant au décès.
Phase 4, récupération, 4 jours à 3 semaines après ingestion : retour à la normale des symptômes et des organes lésés pour ceux qui ont survécu à la phase 3.
Comment éviter les problèmes avec le paracétamol
Il est cependant possible de prévenir les effets secondaires néfastes du paracétamol. Voici les conseils de LaNutrition.fr en cas de prise régulière de paracétamol :


Boire beaucoup.

Prendre de la N-acétylcystéine (NAC), un acide aminé non essentiel, qui stimule la production de glutathion, un antioxydant. La NAC est considérée comme l’antidote du paracétamol puisque les lésions hépatiques induites par le paracétamol sont liées à un manque de glutathion. En cas de surdosage, la NAC est plus efficace lorsqu’elle est prise dans les 8 h. Il est recommandé en cas d’intoxication au paracétamol de prendre une première dose orale de NAC massive de 140 mg/kg suivie de 17 doses de 70 mg/kg toutes les 4 h pendant 72 h.

En cas d'insuffisance hépatique ou rénale, il faut prendre la NAC par voie intraveineuse.

Au long cours, de fortes doses sont nécessaires de manière continue, ce qui pousse certains chercheurs à explorer les effets de dérivés comme le N-acétylcystéinamide mieux assimilé par l’organisme. 

On trouve de la NAC en compléments alimentaires et dans certains médicaments prescrits pour fluidifier les sécrétions bronchiques (Exomuc, Fluimicil, Mucomyst…).





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