Vous avez dit: vivre ensemble ?


Chronique de Mr Gabriel Banon



Les civilisations sont mortelles. L’Histoire est pleine de Mondes disparus, d’Empires effondrés. Il nous reste leur souvenir et l’enseignement à tirer de leurs erreurs et de leur disparition.
 

Aujourd’hui, l’horizon devient de plus en plus sombre pour l’Occident. L’Amérique en tête, il paie les échecs de ses interventions dans le monde musulman et a quelques difficultés à se positionner face à la montée en puissance de l’Asie.
 

Via l’arrivée massive de refugiés et d’exilés économiques, les désordres du Moyen-Orient et les tensions au sein même de l’Islam, se jouent désormais au cœur de l’Europe.
 

La civilisation occidentale, riche de ses années de lumière, de ses racines judéo-Chrétiennes qui ont marqué les générations, d’une forme de société qui a rayonné sur le monde, est en train de disparaître. Elle va disparaître, parce que des hommes et des femmes, ne se mobilisent plus pour faire barrage au laxisme de nos gouvernants et à l’Islam conquérant, dévoyé, celui des islamistes-terroristes.
 

Notre siècle sera-t-il celui de la spiritualité, comme l’avait annoncé Malraux, celui du retour triomphant des trois religions monothéistes du Livre, dépouillées des oripeaux du fanatisme et de l’obscurantisme ?
 

A moins que le moment ne soit arrivé de jeter aux orties la fraternité entre les hommes, l’égalité des chances pour les arrivants, de rogner les libertés des uns et des autres ?
 

Le ‘tout argent’, le ‘tout religion’, ont creusé des fossés entre les différentes couches de la société, verticalement et horizontalement. Ces deux hégémonies, se sont servi des ‘droits de l’homme’ et du ‘politiquement correct’ pour asseoir leur emprise sur le peuple déboussolé.
 

Plus grave, les jeunes, le monde de demain, se partagent entre les adorateurs du Dieu Argent et celui des radicaux de la chose religieuse. Sommes nous conscient de notre responsabilité, dans l’enfermement de cette jeunesse dans un monde sans idéaux, dans un monde sans enthousiasme, si ce n’est celui de devenir plus riche, ou encore de se faire exploser en tuant le maximum d’innocents.
 

En ayant détruit la cellule familiale, en accordant aux enfants le droit de trainer en justice leurs parents, en leur donnant la priorité et toutes les libertés à l’école, on a produit une génération sans racines, sans obligations ni devoirs. On a produit une civilisation égoïste, sans l’amour du prochain, si ce n’est de soi-même.
 

Le postulat d’un avenir systématiquement meilleur, pour la génération à venir, n’existe plus dans la majeure partie de l’Occident.
 

La génération « sortante » ne se soucie guère de ce qu’elle va laisser aux générations suivantes : des dettes monstrueuses, le laisser-faire comme règle et l’oubli du patriotisme.
 

Les campagnes électorales en Europe, particulièrement en France, illustrent le déclin d’une société qui ne sait plus ce qu’est l’intérêt général.
 

On ne vit plus ensemble, on vit à côté des uns et des autres.

Avec l'autorisation de Mr Mr Gabriel Banon 



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