Y a-t-il un « vote tamazight selon l'ASSOCIATION TAFRA




Y a-t-il un « vote tamazight selon l'ASSOCIATION TAFRA
La diffusion du tachelhit, sa répartition à l’échelle nationale et ses réseaux politiques, tout comme la question de savoir s’il existe « un vote tachelhit » semblent vous avoir passionnés.

Cette semaine, David Goeury et Nato Tardieu ont remis l’ouvrage sur le métier et se sont penchés sur le tamazight. Avec deux fois moins de locuteurs que le tachelhit, il apparaît essentiellement représenté dans les régions du Haut et du Moyen-Atlas. Pour illustrer cette différence d’échelle, rappelons que Casablanca s’affiche, devant Agadir, comme la première ville tachelhit du Royaume, alors que Khémisset fait figure de capitale tamazight.

A partir des bases de données de Tafra, D. Goeury et N. Tardieu démontrent que les communes tamazightophones jouent des rôles très différenciés dans la conquête du pouvoir régional. Electoralement parlant, le vote tamazight favorise encore le Mouvement populaire même si ce dernier est fortement concurrencé par le RNI et le PAM.

En revanche, il se caractérise par un soutien plus faible au PJD qui arrive en cinquième position dans les communes majoritairement tamazightophones. Cependant, à l’échelle régionale, les dynamiques démographiques favorisent le PJD qui domine les communes les plus arabisées et tout particulièrement les capitales régionales d’Errachida et de Fès. Par conséquent, les réseaux tamazights apparaissent beaucoup plus fragiles que les réseaux tachelhits notamment pour assurer la conquête politique de la région.

A lire : Y a-t-il un « vote tamazight » ?


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